Les causes de la dépression au travail

Une lourde charge de travail et la crainte du chômage poussent de plus en plus de salariés à la dépression et à l’incapacité de travailler.

La dépression et d’autres problèmes de santé mentale jouent également un rôle de plus en plus important dans le nombre de notifications de congé de maladie : ils constituent désormais le deuxième diagnostic le plus courant de toutes les notifications de congé de maladie.

Dépression dans la vie professionnelle quotidienne

Bien que le nombre annuel moyen de jours de maladie ait diminué au milieu des années 90, le nombre de jours de maladie mentale est aujourd’hui en augmentation. Une grande partie de ces problèmes de santé mentale sont dus à la dépression.

Par crainte de ne pas pouvoir suivre le rythme du travail et même de perdre leur emploi, de nombreuses personnes vont travailler même lorsqu’elles sont en mauvaise santé. Elles ne prennent pas de congé de maladie, bien qu’elles aient en fait besoin de temps et de repos pour se rétablir.

Les plaintes physiques sont tout simplement ignorées. Le corps, qui est déjà malade, est exposé à un stress permanent en raison de la pression du temps et des performances au travail. En conséquence, les employés ont du mal à se concentrer et la montagne de travail s’accroît.

Cette évolution est une raison de plus pour se rendre au bureau malgré la fièvre et la douleur. Un cercle vicieux se développe.

À un moment donné, les employés concernés ne peuvent plus satisfaire aux exigences de performance et des problèmes psychologiques s’ajoutent aux plaintes physiques. Le danger de sombrer dans la dépression est désormais une réalité. À ce stade, le congé de maladie est inévitable.

Pourquoi le travail vous rend-il malade ?

Le nombre sans cesse croissant de troubles dépressifs a de nombreuses raisons. Les technologies telles que l’internet ou la téléphonie mobile ont modifié la quantité et la durée du travail au cours des dernières décennies.

Aujourd’hui, les individus doivent accomplir beaucoup plus de tâches en beaucoup moins de temps. Tout doit être fait plus rapidement et il ne reste pratiquement plus de place pour les loisirs et les activités de détente . Les périodes de repos nécessaires pour un corps sain sont souvent négligées.

Déprimé par les heures supplémentaires

Selon une enquête, une personne sur quatre ferait au moins six heures supplémentaires par semaine en raison de la charge de travail élevée. De nombreuses personnes ne peuvent tout simplement pas se déconnecter après le travail, même lorsqu’elles sont enfin chez elles.

De nombreux travailleurs continuent à travailler même pendant leur temps libre. Trois à quatre heures supplémentaires par jour seulement augmentent le risque de maladie coronarienne de 60 %.

Dépression due à une disponibilité permanente

Plus de 80 % des personnes âgées de 18 à 65 ans ont estimé qu’elles devaient être disponibles pour les clients, les collègues et les supérieurs et qu’elles pouvaient même être jointes sur leur téléphone portable à la fin de la journée de travail pour des raisons professionnelles. Ce stress constant peut rendre les gens malades et entraîner une humeur dépressive.

Quel travail rend dépressif ?

De nombreux employés se sentent souvent épuisés et surchargés de travail. De nombreux travailleurs postés de nuit, souffrent de troubles du sommeil parce que leur corps ne peut pas suivre le rythme quotidien décalé. Ils se sentent frustrés et ne peuvent plus obtenir de résultats positifs dans leur travail, ils se sentent fondamentalement surchargés.

S’y ajoutent d’autres symptômes tels que le manque de joie, le désintérêt, les troubles du sommeil et la perte d’appétit. Si l’on y ajoute des problèmes privés, comme la perte d’un ami ou d’un membre de la famille, des conflits de couple ou des coups du sort, la surcharge peut se transformer en dépression grave.

Incapacité de travail due à la dépression

La dépression sévère ne peut généralement être traitée qu’avec des médicaments puissants comme les antidépresseurs. Les personnes concernées ne sont alors plus en mesure de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des machines. Elles ne peuvent plus exercer leur profession et sont considérées comme inaptes au travail.

Si la capacité de travailler est toujours gravement et durablement compromise malgré le traitement complet de la dépression chronique, les personnes concernées peuvent demander à prendre leur retraite.

C’est l’institution d’assurance pension respective de l’employé qui décide de l’existence d’un droit à la pension.

Reconnaître la maladie mentale sur le lieu de travail

Les “premiers secours”, peuvent consister à donner aux responsables la sécurité nécessaire pour traiter la question sensible et, dans des cas concrets, à aider les employés en situation de crise. Une intervention rapide permet de prévenir les crises majeures.

L’absentéisme peut être réduit et le savoir-faire des employés concernés reste dans l’entreprise. Tout le monde dans l’entreprise devrait être plus ouvert à la prise en charge des problèmes et des troubles psychologiques, car seuls les employés qui osent aborder les crises psychologiques à un stade précoce peuvent être aidés à temps et à long terme.

Ce sont souvent les collègues qui observent en premier lieu un changement de comportement, ce sont parfois les symptômes d’une maladie mentale.

Ces signes ne doivent pas être ignorés

Si des anomalies sont constatées, il est important d’approcher la personne concernée et de lui parler du changement de comportement, car une intervention précoce des employés et des collègues peut éventuellement prévenir des conséquences plus graves telles que la perte d’emploi.

Des commentaires tels que “Ressaisissez-vous” sont complètement déplacés, car la dépression, l’anxiété ou l’alcoolisme sont des maladies graves qui ne peuvent être traitées avec un petit effort de volonté.